La fin de l’Illusion / End of Illusions
Published October 30th, 2008 in Introduction.J’avais vingt-six ans lorsque j’ai rencontré Satprem pour la première fois. C’était en 1969, à Pondichéry, au bord du golfe du Bengale, dans ce terrain de jeu où Mère, passée quatre-vingt ans, venait parfois jouer au tennis avec les enfants de l’Ashram. Tout frais émoulu de l’Occident, des diplômes plein les poches, je regardais ce monde de simplicité et d’évidence en écarquillant des yeux d’enfant. Quelques jours auparavant, Mère m’avait reçu et avait planté son regard de diamant en moi. Et cette première rencontre avec Satprem confirmait ma certitude intérieure que c’était ce monde-là qui était le mien depuis toujours et pour toujours — bien qu’il m’apparût encore bien mystérieux et peu conforme à mes théorèmes mathématiques !
I was twenty-six when I first met Satprem. It was in 1969, on the seashore of the Bay of Bengal, at the playground where Mother, past eighty, sometimes came to play tennis with the Ashram children. Newly arrived from the West with a doctorate in mathematics, I stared like an infant at that wholly unknown world, struck by the air of simplicity and familiarity that seemed to pervade everything. A few days earlier, Mother had concentrated her diamond-like gaze upon me. And the first meeting with Satprem that followed seemed to confirm my inner certitude that this had been my world from the beginning, and would be forevermore — although it still felt very mysterious and completely out of line with my mathematical theorems!
Cher Luc,
Merci pour ce témoignage. Tu m’aides à avancer sur mon chemin.
J’ai 50 ans cette année et j’ai découvert les livres de Sri Aurobindo ainsi que les témoignages de Mère et Satprem lors de mon premier voyage en Inde à 20 ans. Ma vie a basculé.
Si, comme le disait Mère et tant d’autres, nous ne somme qu’un, alors l’expérience d’un homme est l’expérience de l’humanité ou de la cellule. Mon grand tort reste mon impatience et le manque de foi dans ce qui est et ce qui doit être. Ton témoignage me soulage et je culpabilise moins. Mais surtout, il met de manière criante en évidence des similitudes de mon caractère révolté avec celui de Satprem qui a su se mettre tout le monde à dos. Tu tires une sonnette d’alarme dans ma petite tête et tu me permets de prendre conscience qu’une bonne partie de ce que je suis aujourd’hui a été façonné par ce basculement d’il y a 30 ans déjà et pas pour le meilleur. Merci Luc de m’éviter trop d’égarments et bravo pour ce merveilleux témoignage qui trahit ta sérénité et me redonne espoir.
Pierre
Merci pour ce texte, Luc! J’ai lu presque tous les livres de Satprem (dont “La vie sans mort”, à la suite de la lecture duquel je vous avez écrit une lettre en 1985, Luc, que j’ai toujours, je ne sais si je vous l’avais envoyée),les Agendas. Je me suis également déplacée à Pondichéry et à Auroville.
Je ne suis pas vraiment étonnée de votre témoignage mais il éclaire quand même énormément les intuitions que j’avais. C’est une oeuvre de salut public que de témoigner des dérives.
J’ai maintenant 60 ans et je suis toujours intéressée par le yoga intégral. Voilà,
vive la vie et sachons garder la mesure.
Amicalement
Monique
Mr. Venet,
I applaud your courageous attempt to identify and overcome your illusions about Satprem and to document the inconsistencies between the image and the man.
What Satprem missed was the truth clearly perceived by the Buddha and Ramalingam: without compassion, there is no enlightenment. Without compassion, a “burning heart” will only go up in “sound and fury signifying nothing”.
Dr. Raghu
Cher Luc,
Je vous remercie de ce précieux témoignage. Je n’en suis pas étonné. Bien qu’ayant été étranger à cet environnement rapproché de Satprem, je rejoins votre avis et votre expérience.
J’ai eu le bonheur de découvrir d’abord, adolescent, l’oeuvre de Sri Aurobindo. Pendant mes jeunes années la Vie Divine, le Cycle Humain et le yoga intégral m’ont formé, éduqué, imprégné…suivis de près par toutes les publications de Mère.
L’irruption de Satprem a été, il faut le dire, fort stimulante ! Tous ces ouvrages depuis l’orpailleur, le magistral “aventure de la conscience”, le sannyasin et la trilogie de Mère ont été des fêtes de l’esprit !
J’ai cependant commencé à prendre mes “distances” progressivement.
Par le sentiment, de plus en plus évident, d’une certaine distorsion négative, rageuse et apocalyptique qui est apparue de plus en plus frappante dans l’oeuvre tardive de Satprem. Elle se sent à travers les lignes, mais aussi par cet acharnement contre le système, contre le monde décrit en des termes de plus en plus abominables, plus proche d’un refus radical du monde que d’un esprit de transformation.
J’ai aussi suivi ma voie, et mes propres recherches.
A l’ombre de cette imprégnation de Mère et Sri Aurobindo qui m’ont disposés à une vision solaire, intégrative, optimiste, et évolutive.
Je vois à présent tout autour de nous et en moi le monde en pleine croissance évolutive. Cette croissance est libre, elle ne repose pas sur des autorités, ni des maitres mais sur notre ouverture à tous et sur l’extraordinaire puissance évolutive de la Conscience qui travaille tous les aspects du Réel.
Satprem a été pour moi une aide, un frère, mais un frère irradié de lumière qui ne s’aimait pas lui-même.
Ces êtres sont précieux, mais dangereux.
Dans ce sens il peut nous aider à mieux avancer avec plus de liberté dans notre propre chemin.
Je lui suis reconnaissant pour son oeuvre personnelle claire-obscure, poignante, engagée et douloureuse, et pour le témoignage de l’Agenda.
Yaristan
j’ai lu tous les volumes de mère, pas mal de Aurobindo et quelques ouvrages de Satprem. en particulier “la vie sans mort” qui m’avait enthousiasmée alors que j’étais plus jeune. Depuis j’ai cheminé, solitaire, et je suis arrivée à la même conclusion que vous. Seule la pensé originale compte et l’usage personnel que l’on en fait.. Votre article m’a passionnée. Merci à vous.
En effet, cher Monsieur Luc, votre témoignage éclaire bien, nombre de ressentis au cours de la lecture des oeuvres de Satprem, j’ai perçu aussi dans ce miroir catastrophique mes propres tendances destructrices aux prises avec la Grâce à l’oeuvre dans ma vie. L’ autorité de votre témoignage permet de nommer ce combat et de me tourner d’autant plus résolument
vers l’ inconcevable tendresse de la révélation de Sri Aurobindo-Mère , merci infiniment ainsi qu’à tous vos compagnons qui travaillèrent à nous éclairer aujourd’hui.
Du fond du coeur
Xavier Perrin
Luc Venet:
I thank you for your honesty and courage. I first read your paper on your experiences with Satprem when someone gave it to me in Pondicherry a few months ago, while staying in one of the guest houses and attending different activities there and in Auroville. Your paper was , apparently, the subject of discussion and some controversy.
I tend to believe it in its majority and essence after having read much of what Satprem wrote, better, having forced myself to do so with his latest writings. “The Adventure of Consciousness” is a great book, his opus, but since then Satprem’s writings went into what can be described as a sad horror, little by little sinking into negativity, despair, and sadness. His was not a happy soul. Your experiences in this case, corroborate this line of thought.
God’s speed!
Alfredo in Miami, FL.
Merci pour votre courage et votre témoignage objectif sur la manière dont peut, avec le temps, se transformer une belle recherche spirituelle en odieux esclavage compulsivement accroché à un “maître” tatillon. Le maître nous le portons tous en nous. Nul besoin de se donner à un “maître” extérieur. Par contre il est des êtres plus avancés dans la découverte d’un chemin vers la vérité et qui nous aident, pour un temps (comme Shri Aurobindo) à faire un bout de chemin avant de les quitter lorsque notre guide intérieur nous inspire une autre direction. Au sommet nous nous retrouverons tous, avec le temps, par des chemins multiples chacun à notre rythme.
Sur d’autres blogs que le vôtre, les cris d’inquiétudes exprimés par des disciples scotchés à leur illusion première, et ne comprenant pas pourquoi ceux en qui ils ont cru ne répondent pas à leurs demandes d’explication sur la mort de Satprem et Sujata, fait mal. Le voile est encore opaque pour eux. Cette expérience peut être salutaire.
Bon vent.
Marie-Agnès
Bonsoir Luc.
je suis très touchée par votre récit, récit initiatique pour vous-même et pour vos lecteurs. Notre évolution passe par de tels chemins. Ce que vous êtes aujourd’hui, après ces années de dévouement au médiateur, à l’intermédiaire, c’est à lui que vous le devez. Nos obstacles sont nos meilleurs alliés.
Je retire de votre récit une grande force de compréhension et de maturité. L’enfant grandit par étapes. votre étape est moins tragique que celle de Patrice, Micheline ou Keya. Nous sommes longs à comprendre, puis admettre et expériementer que nous n’avons pas ou plus besoin de parents de substitution.
Ce que nos âmes cherchent, c’est le Un, sans second. Whithout compassion, there is no enlightment !
Merci pour votre témoignage; je rejoins ce qui a été dit par plusieurs personnes, à savoir que cela corrobore une intuition que j’avais concernant Satprem.
J’aime beaucoup votre analyse très fine de l’évolution de votre relation à satprem.
nicole
J’ai découvert l’existence de ce personage romanesque qu’est Satprem il y a deux heures à peine ainsi que votre histoire.
Ce qui transparait tout au long du récit, c’est le besoin mutuel de remplir les vides existentiels avec l’énergie de l’autre (ou des autres dans le cas de Satprem) pour éviter le face à face avec soi, mais qui le moment venu est inéluctable. Pour vous cet instant s’est présenté et vous avez oser peu à peu lever votre regard et prendre appui à l’intérieur de vous même.
Peut être que c’était cela votre histoire, oser tourner le regard à l’intérieur sans béquille extérieur. Le vraisemblable a laissé sa place au vrai.
Merci pour ce partage.
R
J’ai lu votre texte avec beaucoup d’interet. Je ne suis pas vraiment surpris par la description que vous faites de Satprem car on sent, on sentait, qu’il était doté d’une personnalité ” extrème “. Peut etre à cause des expériences de sa vie qui, d’après ce que j’ai lu de sa biographie portaient aussi en elles ce caractère de l’extrème.
J’ai vécu un petit moment à Auroville, dans les années 80. Je dois dire que c’est la lecture d’un livre de Satprem qui a été déterminante à cette époque et m’a poussé à aller voir la-bas.
Je n’ai jamais mis personne, en particulier, sur un pied d’estale. C’est sans doute ce qui m’a sauvé des sectes et des influences négatives émanant de certaines personnalités ( négatives pour moi, pas forcément pour d’autres ) car si je n’avais abordé tout cela qu’avec ma grande naiveté…
J’ai toujours été tenté, pour ne pas dire ” travaillé “, par la quete philosophique et métaphysique. L’un des sommets de cette quete, c’est à dire ce qui pour l’instant répond en moi avec le plus de plénitude, je le trouve dans ” La vie divine ” de Sri Aurobindo.
Je ne suis pas tenté d’aller plus loin.
Ma simple vie me suffit.
Ce que vous dites est très vrai, à mes yeux: ” Il suffit simplement d’etre soi, fort ( ou faible ) dec sa seule vérité d’etre. ”
J’a toujours vécu avec cette simple vérité en tete.
Merci pour votre témoignage.
Toniov.
Dear Luc,
Your story was insightful and fascinating, and all the more so for me, because I had a spiritual teacher who had similar characteristics to Satprem. I t was helpful for me to understand in terms of a certain personality sickness as presented in the Enneagram. The six (or the unhealthy six) has an “us against them” attitude which it needs to bring into every situation. At first it takes you in as an ally against “them”, but it is compelled eventually to distrust you as one of the enemy. This pattern is repeated with just about everyone who comes in contact with such a type. It is also a strange occurance that often people of spiritual power with ambition to take the role of teacher have this sickness in their character. I have even heard it recognized by Psychiatry. My teacher was nevertheless a very powerful and transformative teacher. It is very confusing and frightening to live with such contradictions, and one often suspects some kind of astral force because of this strange imbalance. You may have read material on the enneagram already. I would recommend the books of Don Richard Riso.
I appreciate your work, as I have read some of The Mother’s Agenda in the English translation. Thanks for that, and for your insight into your own jouney. Margaret
Cher Luc, merci pour ce texte sincère et touchant qui apporte aussi sa part de lumière de l’autre côté des choses et des Êtres, en lien et avec leurs limites et leur propre histoire…je “creuse” moi même et cherche une issue aux paradoxes de notre temps, afin de tenter de pas en rajouter aux “névroses” (pour ne pas dire plus…) de nos structures de pensées et d’organisations humaines en lien avec le travail initié par Sri A.
Je me sens proche de vous
Stéphane
Cher Luc, merci pour ce que vous livrez. Je me souviens de la premiére fois où j’ai entendu Satprem; sa voix m’avait boulversée. Grâce à lui j’ai découvert Sri Aurobindo. Je n’ai pas tout compris de ce que j’ai lu, mais j’y revenais parfois comme dans une maison d’enfance pour se ressourcer. J’avais l’intuition du voyage intérieur. pourtant, en tant que “cartesien” cela me choquait. Des rencontres, beaucoup de méditation, m’ont permis d’accueillir avec confiance et d’accepter cette intuition. Votre expérience me peine tant pour vous et vos amis que pour Satprem. Pourtant, je vous remercie encore de nous la faire partager. Elle me permet de me souvenir de rester humble, les pieds dans la terre, parmis les Hommes. Je suis né en occident, au xx siécle, et je crois sincérement que c’est ici, en l’occurence en France, le plus humblement et naturellement possible que le travail doit se faire. Partager afin que personne ne tombe seul tel est ma devise. J’espére qu’aujourd’hui, le chemin de votre vie vous apporte de beaux paysage.
Merci pour ce partage
Amitiés
Jean-Yves
Merci Luc de ce témoignage qui, personnellement, ne me surprend pas non plus. Je fais partie de ceux qui auraient aimé trouver un guide sur qui m’appuyer, cela fut jusqu’à ce jour impossible, sauf à renier ma propre vérité. Sri Aurobindo reste un phare qui éclaire l’évolution, il n’est pas le seul mais celui qui va le plus loin dans le dévoilement du possible. Cette exigence est ce qui fait la beauté de sa vision. J’ose espérer que nous sommes suffisamment nombreux à avoir reçu son message et à marcher dans la Lumière du Supramental.
Qu’une fraternité réelle puisse voir le jour est mon souhait, même si je suis consciente de la difficulté que moi-même je rencontre pour aimer sincèrement ce et ceux qui m’entourent. Le voir sans détours est ce qui m’aide à devenir meilleure, un peu plus chaque jour. Il est probable qu’à un moment, la barrière qui nous sépare des autres tombe brutalement.
Affectueusement
Chantal
Bonjour Luc
Les hasards d’internet font que je découvre votre témoignage aujourd’hui.
Voilà des années que je suis en quête intérieure.
J’ai lu, il y a fort longtemps, la trilogie consacrée à Mère et elle a été pour moi une révélation qui m’a tenue en éveil et en quête de cet état nouveau de l’homme, état que je lis en filigrane dans certains épisodes de la Bible, tels la Transfiguration ou la Résurrection.
Je suis en train de quitter l’Eglise et ses asservissements pour mettre en oeuvre le travail proposé par Mère.
Je viens de terminer la lecture de l’Agenda.
Plusieurs fois, j’ai eu le sentiment que Satprem disait à Mère ce qu’il pensait qu’il devait lui dire pour qu’elle continue à l’accepter à ses côtés.
La lecture du 1er tome ” fragments d’une apocalypse” m’a atterrée: je n’ai pas compris que cet homme, ayant vécu si proche de Mère, puisse être aussi peu serein et aussi peu aimant…
Ce que vous écrivez me libère et me rassure sur ma juste perception de ce personnage tourmenté et souffrant.
Il a été un maillon indispensable à la transmission de l’enseignement et des découvertes de Mère et d’Aurobindo; à ce titre là, nous lui devons reconnaissance.
Ce maillon s’effacera doucement devant la puissance du message révolutionnaire de ses Maîtres.
Oui, la Terre va mal, oui le monde gémit dans les douleurs d’un enfantement et il est de la responsabilité de tous ceux qui ont été touchés par le message d’Aurobindo puis de Mère que de se mettre en chemin, dans leur vie de tous les jours pour “devenir le changement qu’ils appellent pour le monde” comme disait Gandhi.
Merci de votre courage qui est infiniment libérateur et qui est une belle leçon: faire confiance à ce que l’on ressent plus que ce à quoi l’on croit ou ceux en qui l’on croit.
Bien fraternellement,
Martine
J’ai connu sri Aurobindo et Mère grâce à 2 ouvrages que je m’étais acheté la veille de mon anniversaire à l’âge de 22 ans en 1979 : Sri Aurobindo ou l’aventure de la conscience et Mère ou le matérialisme Divin.
Ce fut un choc, l’effondrement (salutaire) de mes certitudes et surtout de mes doutes.
J’avais surtout une culture scientifique (physique et mathématique) et mes interrogations m’avaient peu à peu menées vers l’occultisme et la spiritualité indienne, un peu comme Pavitra.
En 1980 à l’occasion de mon service militaire (à Paris), j’ai fait connaissance, dans des circonstances un peu étrange, avec l’association ’Auroville international France’, que je fréquentais assidument pendant 2 ans.
J’ai eu l’occasion de vous rencontrer, Luc, lors de votre visite chez Marielle, Micheline vous accompagnait, vous attendiez l’ascenseur avec un bouquet de Muguet.
En ce qui me concerne, j’ai toujours considéré Satprem comme un disciple, le rôle que l’association voulait lui faire jouer comme gourou, continuateur de l’expérience d’Aurobindo me paraissait saugrenu.
J’étais bien entendu très attiré par le yoga de sri Aurobindo et par Auroville comme lieu ‘idéal’ pour la pratique de ce yoga, mais n’ayant pas de finance personnelle je n’ai pas concrétisé ce ‘désir’, il a donc fallu que je travaille, comme tout le monde et à cette époque j’ai coupé tous liens avec l’association.
Aujourd’hui, 30 ans après, je ne suis pas surpris par le récit que vous faites, Luc, mais je ne jetterai pas la pierre à Satprem pour autant, Satprem était et restera un phare sur la route mais comme vous le dites à la fin de votre récit, Mère et Sri Aurobindo reste le port à atteindre.
Aurobindo disait quelque part que le yoga intégral était très difficile et qu’il ne conseillait à personne de le pratiquer, il ajoutait qu’on pouvait gâcher sa vie.
Quelques soit les aides, c’est le saddak qui parcours le chemin, personne ne peut le faire à sa place.
Thanks very much for this insightful account of your experiences. I find your description of Satprem quite convincing, as my own first reaction on reading one of Satprem’s later books was “What’s he so angry about?”. At that time I thought it must be a lack of comprehension on my part, but having read your account it seems my judgement wasn’t incorrect. Even “Adventure of Conciousness” I find rather too pompous and intolerant, and though there is much useful material in it I have to carefully reject the tone of the writing to get at it.
It also seems to me that one can enter “the cage” even without an intermediary, in a way Satprem himself might also have been a victim of it. So thanks again for this text which should be a useful warning to sadhaks of a dangerous pitfall on the way.
Bonjour Luc,
J’ai vécu ce dont vous témoignez si bien et j’ai aussi connu tous ces gens … J’ai vu ce que Satprem dénoncer dans ces livres s’installer autour de lui et nous diviser insidieusement.
Il y avait ce dicta de la pureté, du secret.
Du haut de nos 20 ans, nous récitions du Satprem à longueur de journée.
Nous pensions être l’avant garde de l’espéce nouvelle… Nous n’étions que des moutons vaniteux. Terrifiant !
J’ai vu comment les écrits de Satprem influencaient nos relations (la communauté française principalement) à Auroville.
J’ai fait partie en 1984 de cette vague de départs où les gens concernés considéraient que l’aventure d’Auroville devait s’arrêter là… Lettre de Satprem à l’appui.
Et pourquoi pas l’espéce humaine !
Nous étions si jeunes et si peu préparés…
Amicalement,
Didier